HABITAT


HABITAT
HABITAT

IL SERA QUESTION ici de l’habitant autant que de l’habitation, des relations qui les unissent autant que des unités elles-mêmes. Il faut noter tout d’abord l’universalité du phénomène maison, compris non pas comme abri construit mais comme espace organisé, vécu et symboliquement marqué. Le type et l’organisation de la maison étant liés à la structure politique et économique des groupes humains, les explications purement déterministes de l’habitation, que ce soit à partir de facteurs biologiques ou à partir des matériaux et des techniques disponibles, apparaissent vaines.

Le mot maison doit être pris ainsi dans un sens large n’excluant ni l’environnement social, ni le caractère collectif, multiple et organique de l’habitat.

La notion de mode de vie permet d’établir une typologie de l’habitation liée aux activités de subsistance et au degré de complexité socio-économique: maison mobile, temporaire, multiple, spécialisée, secondaire. Et la relation à l’environnement en suggère une autre, qui fait apparaître l’intégration et la rationalité de l’architecture primitive, indigène ou populaire. Hiérarchie, division du travail, stockage des biens s’y lisent, tout comme y transparaissent rites et conception du monde.

Enfin, le retour périodique de beaucoup de nos contemporains à des formes d’habitation plus simples met en doute la fonctionnalité de l’habitation de masse et suggère d’autres types de rapports entre l’espace construit et l’environnement naturel et humain.

La maison comme domaine d’étude

C’est au géographe Pierre Deffontaines que l’on doit l’un des rares ouvrages systématiques consacrés à «l’homme et sa maison». Il appartenait à la géographie humaine de montrer la place de la maison – marque privilégiée de la présence de l’homme à la surface de la terre – dans l’activité humaine, de décrire ses fonctions liées à la protection, au travail, au sommeil, à la religion, et d’en retracer l’évolution. Mais cette seule énumération fait apparaître la convergence nécessaire des disciplines concernées par son étude, la nécessité d’une approche globale privilégiant, à côté des aspects techniques, les faits de culture et de signification.

Universalité de la maison

Prise dans le sens d’espace organisé et habité, marqué de limites matérielles et symboliques, et non dans celui, plus restrictif, de bâtiment d’habitation avec murs et toit, la maison est un phénomène général aux formes et aux fonctions multiples. L’ethnographie connaît des peuples qui s’abritent derrière de simples écrans de branches ou d’écorce, qui se réfugient dans des cavités naturelles ou qui dorment enroulés dans leur manteau à la belle étoile. Il faut dire aussi que de nombreux animaux ont des abris construits. Mais ce qui fait la spécificité de l’habitation humaine, c’est qu’elle est d’abord signification et ensuite seulement réponse à des «besoins». Les Bochimans du Kalahari décrits par E. Marshall Thomas ne construisent que rarement des abris couverts au cours de leurs déplacements. «Ils plantent quelques bâtonnets dans le sol pour délimiter leur home. Ils dorment entre ces bâtonnets et disposent autour d’eux les pauvres objets qui symbolisent leur foyer.» Cet exemple d’espace habité, en apparence minimal, nous montre le caractère synthétique de tout habitat humain, fait d’interaction entre milieu écologique, relations humaines, moyens techniques. Il nous rappelle aussi que la plupart des habitations ne sont pas construites par des architectes de métier, mais par leurs habitants eux-mêmes ou par des collectivités locales.

Contraintes naturelles et formes culturelles

Il est tentant d’expliquer les formes et les types d’habitation par des facteurs environnementaux, d’une part – climat, relief, nature du sol et matériaux disponibles –, et par le degré de développement technique, de l’autre. En fait, l’étude comparée d’habitations existant sous des climats identiques et pour des populations au mode de vie semblable montre les limites des explications déterministes. La coexistence dans le nord de l’Afghanistan de la tente noire en poil de chèvre chez les éleveurs pachtouns et de la yourte à couvert de feutre chez les éleveurs turcophones obéit davantage à des traditions culturelles propres à chacun de ces groupes ethniques qu’à des contraintes climatiques ou techniques.

Dans le sud de l’Asie, se rencontrent pour un climat semblable et dans des populations pratiquant une agriculture de même type des habitations sur pilotis aux cloisons ajourées facilitant l’aération et des maisons aux murs massifs, différence due à des facteurs religieux, l’islam protégeant le monde domestique et féminin de tout regard extérieur. Enfin le succès du béton et de la tôle ondulée dans les sociétés agraires du Tiers Monde est en partie lié à l’ascendant (regrettable) des modes occidentales.

Il faut aussi remettre en question la notion de besoins fondamentaux universaux, tels que l’espace minimal mesuré en mètres cubes, la température optimale, le besoin d’intimité. Cette notion de besoin n’est définissable qu’à partir d’une culture donnée, dans un contexte donné. Dans le cas de la maison collective de l’Amérique amazonienne, la maloca , c’est la position de l’individu tourné ou non vers l’extérieur qui crée ou abolit l’espace privé, alors que l’habitation musulmane du Moyen-Orient prévoit une suite d’écrans physiques entre le monde extérieur et les femmes de la maison.

Loin d’être déterminants, climat, matériaux et techniques sont, par rapport aux types d’habitation, des facteurs limitatifs et, comme le dit A. Rapoport, finalement secondaires face à la primauté des facteurs socio-culturels.

L’extrême relativisme de Rapoport ne doit cependant pas nous faire oublier que l’histoire de l’habitation n’est pas indépendante de celle des sociétés humaines. Sans tomber dans un évolutionnisme linéaire où l’on verrait apparaître, après les premiers abris absolument dépendants du matériau accessible, des structures de plus en plus complexes et de plus en plus libérées des contraintes physiques, il faut considérer l’habitation en relation avec le développement des forces productives d’une société donnée et avec la complexité croissante de son organisation. Remarquons la tendance à la spécialisation des bâtiments, qui peut être due à des configurations culturelles ou socio-économiques particulières plutôt qu’aux stades d’une évolution. Une autre forme de spécialisation apparaît liée à la complexité sociale: celle qui se traduit par l’apparition de spécialistes dans la construction et la présence de nombreux types de bâtiment correspondant à des statuts ou à des fonctions différents.

Mode de vie et types d’habitation

Selon les types d’acquisition de la subsistance et l’activité productrice, il se révèle nécessaire d’avoir une habitation adaptée à la mobilité ou aux différents étages écologiques exploités. La tente et la hutte sont utilisées principalement par les éleveurs nomades se déplaçant à la suite de leurs troupeaux en vue de l’exploitation saisonnière de pâturages. Le domaine de la tente noire, aisément transportable à dos d’animal, s’étend du Maroc au Tibet. Elle a pourtant l’inconvénient d’être mal adaptée aux vents de sable et aux brusques changements de température. Sa présence dans une aire aussi vaste et dans des climats si différents est un bel exemple de diffusion culturelle et de très relative adaptation écologique.

Selon le mode d’occupation, on distingue également les maisons saisonnières, périodiques, multiples ou secondaires.

Formes et répartition géographique

Un coup d’œil sur l’Atlas ethnographique de G. P. Murdock, construit à partir de l’analyse comparative de 862 sociétés préindustrielles, fait apparaître certaines régularités à l’intérieur de grandes aires géoculturelles. En Afrique, les habitations de plan circulaire, aux murs de terre ou d’adobe et au couvert végétal, dominent. Sur le pourtour de la Méditerranée, les constructions de pierre ou de brique cuite au plan rectangulaire ou carré et au couvert végétal l’emportent. En Eurasie, il y a prédominance de constructions en bois, avec toit de chaume ou d’herbe; le plan est rectangulaire ou carré. Dans le monde océanien et insulindien, les parois de bambou ou de bois s’élèvent sur un plan rectangulaire ou carré; le couvert est végétal. L’Amérique du Nord connaît surtout la hutte de plan circulaire où mur et toit sont indissociables avec couvert en terre, matière végétale ou peau; l’Amérique du Sud, les constructions rectangulaires en matières végétales. Ainsi, la variété culturelle des types n’empêche pas certaines constantes dans les solutions apportées aux contraintes du milieu.

Dans les régions chaudes et sèches, aux forts écarts de température, les matériaux tels que l’adobe ou le pisé jouent le rôle de volant thermique en absorbant la chaleur extérieure pendant le jour et en la restituant à l’intérieur pendant la nuit. La structure compacte, avec de rares ouvertures, et le regroupement des habitations réduisent la surface exposée au soleil. Le foyer est à l’extérieur. Les murs clairs réfléchissent la lumière. Ces tendances dans la construction sont susceptibles d’aboutir à des formes diverses – patio, véranda, habitation souterraine – où se combinent les besoins de défense, d’isolation, de maintien de l’intimité et d’économie de terre arable.

Dans les régions chaudes et humides, le matériau utilisé – bois, bambou – pour les parois et le plancher a une faible capacité thermique et permet une ventilation maximale; les bâtiments sont ouverts, allongés, étroits, souvent sur pilotis pour favoriser l’aération et la protection contre les insectes et la faune. Le toit, en matière végétale, très incliné, facilite l’écoulement de l’eau de pluie et une bonne ventilation. L’habitat est dispersé.

Dans les régions froides, l’essentiel est d’isoler l’habitation pour empêcher la fuite de la chaleur intérieure. Le plan massif, le groupement serré, l’orientation, la situation et la forme basse, souvent à demi enterrée, offrent une protection maximale contre les vents.

Maison et société

Construction et spécialisation font apparaître les modes d’organisation sociale et les relations intracommunautaires. La maison des sociétés rurales construite par le groupe familial avec l’aide de la collectivité est au centre d’un échange complexe de services et d’offrandes qui fait du bénéficiaire de l’aide des voisins un débiteur qui devra s’acquitter d’une dette parfois fort lourde. Pour la maloca nord-amazonienne, seul avait droit à l’entraide collective le chef d’une lignée dépositaire d’un savoir rituel efficace lié à l’acquisition de la subsistance, qui devait aussi être capable de rendre sous forme de fêtes et de prestations ce qu’il avait reçu en travail. La déstructuration des sociétés amazoniennes est une menace pour l’existence même de ces grandes habitations collectives.

L’exemple des concessions d’Afrique noire occidentale témoigne également de l’imbrication de l’habitat et de la structure socio-économique d’un groupe donné. Chez les habitants du Nord-Cameroun, l’espace habité s’articule à partir d’une cour délimitée par une enceinte de terre ou de broussailles. Elle enserre une série de cases dont les plus grandes et les plus éloignées de l’entrée appartiennent aux femmes et les plus petites aux fils adultes mariés ou célibataires. Une case centrale ou faisant face à l’ouverture appartient au chef de famille. Chaque femme dispose d’un grenier, signe de l’autonomie économique féminine.

Dans la plupart des sociétés rurales la nature de la maison dépend du groupe familial qu’elle abrite, d’une façon permanente ou temporaire. La constitution d’une unité de procréation par le mariage va de pair avec la construction ou l’aménagement d’un logement pour le nouveau couple: subdivision d’un ensemble plus vaste (ferme fortifiée du monde iranien ou zadruga des Slaves du Sud), agrandissement du bâtiment originel (maison longue de Bretagne) ou unité indépendante (nouvelle yourte pour les jeunes mariés dans les campements des éleveurs turcomongols de l’Asie centrale). Notons enfin la maison des hommes, en Afrique et en Mélanésie notamment, bâtiment collectif qui abrite temporairement les jeunes hommes ou les adultes célibataires.

Espace social et symbole

La maison tout entière est passible d’une lecture symbolique des représentations que la société se fait d’elle-même. La maison est parfois en elle-même une partie du champ social réservée plus particulièrement à l’activité féminine, l’homme travaillant aux champs ou étant présent sur la place publique. Dans d’autres habitations abritant l’essentiel de l’activité sociale, hommes et femmes ont un emplacement déterminé pouvant varier selon les moments de la journée.

Pierre Bourdieu a montré que l’habitation kabyle intègre dans un système bipolaire l’essentiel des conceptions indigènes sur la société et le monde où s’opposent l’été et l’hiver, l’activité masculine et l’activité féminine, le diurne et le nocturne, le sec et l’humide, la culture et la nature, le clair et l’obscur.

L’orientation des maisons illustre bien l’imbrication des facteurs sociaux, symboliques et environnementaux. Celle de la tente et de la yourte en Asie centrale tient compte des vents dominants; elle est en relation avec une ancienne direction cultuelle d’adoration du Soleil en son zénith (Mongolie) ou à son lever (Turkestan oriental), mais la direction de l’ouverture peut manifester aussi d’une façon subtile à l’intérieur du campement affinités et brouilles de voisin à voisin. Valeur et idéologie sont lisibles plus directement encore dans l’ornementation extérieure et surtout intérieure des pièces habitées.

Liée à la reproduction de la société comme à ses représentations religieuses, la maison est un élément conservateur. Là où elle est construite en matières périssables, le modèle survit à la fragilité du matériau, alors que dans d’autres civilisations, dont la nôtre, le matériau excède la durée d’une vie humaine et, malgré les transformations, la maison garde la trace de modes de vie anciens.

Par sa valeur symbolique et culturelle, la maison fonctionne comme signe d’identité du groupe, d’où la coexistence dans un endroit donné de types divers liés à des groupes ethniques différents. L’immigré logé dans une H.L.M. ou un bidonville cherche à aménager son nouvel espace selon ses propres traditions afin de préserver une part de son identité dans le cadre étranger qui lui est imposé.

Dans les habitations des pays industrialisés, les contraintes physiques et techniques semblent réduites au minimum. Les types et la spécialisation des bâtiments se multiplient à l’infini. Cependant, les habitations n’obéissent pas à une pure rationalité en rapport avec les besoins abstraits de la nature humaine. Elles témoignent elles aussi des représentations et des idéologies dominantes: famille nucléaire composée de quatre personnes, d’où taille des appartements, lieu de travail séparé du lieu de domicile, culte de l’hygiène, goût de l’espace privé.

La recherche de solutions différentes, dans les terrains de camping, les maisons de vacances, les résidences secondaires ou le réaménagement de bâtiments anciens, révèle des aspirations opposées aux normes habituelles et une nostalgie d’une relation plus directe avec l’environnement naturel et humain.

habitat [ abita ] n. m.
• 1812; de habiter
1Milieu géographique propre à la vie d'une espèce animale ou végétale. biotope, milieu.
2(1907) Mode d'organisation et de peuplement par l'homme du milieu où il vit. Géographie de l'habitat. Habitat rural, urbain. Habitat sédentaire, nomade.
Par ext. Ensemble des conditions d'habitation, de logement. Amélioration de l'habitat.

habitat nom masculin Partie de l'environnement définie par un ensemble de facteurs physiques, et dans laquelle vit un individu, une population, une espèce ou un groupe d'espèces. Ensemble de faits géographiques relatifs à la résidence de l'homme (forme, emplacement, groupement des maisons, etc.) : L'habitat rural, urbain. Ensemble des conditions relatives à l'habitation, au logement : Amélioration de l'habitat. Répartition spatiale des gisements d'hydrocarbures dans un bassin ou une province. ● habitat (difficultés) nom masculin Sens Ne pas confondre ces deux mots de sens proches, mais distincts. 1. Habitat n.m. = zone dans laquelle vit une population ou une espèce. L'habitat de l'ours blanc se situe dans les zones polaires. 2. Habitation n.f. = fait d'habiter ; logement. Taxe d'habitation ; une habitation à loyer modéré, dite « H.L.M. ».

habitat
n. m.
d1./d SC NAT Lieu où l'on rencontre une espèce animale ou végétale.
d2./d Mode de peuplement d'une région par l'homme. Habitat urbain.
d3./d Façon dont sont logés les habitants d'une ville, d'une région, etc. Habitat collectif, individuel.
d4./d (Afr. subsah.) En Côte d'Ivoire, groupe d'habitations construites sur un même modèle.

⇒HABITAT, subst. masc.
A. — Espace qui offre des conditions qui conviennent à la vie et au développement d'une espèce animale ou végétale. L'habitat d'un animal, d'une plante (Ac. 1935). Elle s'est mise à parler des phoques, toujours avec les mêmes questions : de taille, d'habitat (LARBAUD, Journal, 1934, p. 291) :
1. ... l'ensemble à peu près complet des plantes nourricières dont subsiste aujourd'hui le fellah (...) représente déjà une longue élaboration culturale, une combinaison qui a groupé des plantes qui jadis croissaient çà et là en des habitats plus ou moins distincts...
VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 134.
B. — GÉOGR. HUM. Ensemble des conditions d'organisation et de peuplement par l'homme du milieu où il vit. Habitat rural, urbain; habitat aggloméré, dispersé, disséminé, groupé. Ces troubles provoquent en général de grands déplacements matériels. La richesse change de mains, les politiciens de parti, les provinces de nation, les peuples d'habitat (J.-R. BLOCH, Dest. du S., 1931, p. 138). Même sur la rive gauche de la Seine, où, en raison de l'ancienneté de l'habitat, s'était produit un fort entassement, il restait des terres de culture (FARAL, Vie temps st Louis, 1942, p. 155).
P. ext. Ensemble des conditions de logement, d'habitation. Amélioration de l'habitat :
2. ... les fourneaux électriques, les machines domestiques (...) et les garages pour automobiles, donnent à l'habitation de tous, non seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes, un caractère qui n'appartenait auparavant qu'à celle de quelques rares privilégiés de la fortune. En même temps que l'habitat, le mode de vie s'est transformé.
CARREL, L'Homme, 1935, p. 14.
C. — Rare. Fait d'habiter, de résider en un lieu. Synon. habitation. Les distinctions ethniques, celles qui proviennent du long habitat en commun dans un même lieu de l'espace, d'une même tradition historique et morale (GAULTIER, Bovarysme, 1902, p. 135).
Prononc. et Orth. : [abita]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. [1808 d'apr. BL.-W.3-5] 1812 (MOZIN-BIBER); 1861 « ensemble des conditions physiques et géographiques favorables à la vie d'une espèce » (COURNOT, De l'enchaînement, etc., t. II, p. 370 ds LITTRÉ); 1903 « mode d'organisation et de peuplement par l'homme du milieu où il vit » (HUYSMANS, Oblat, t. 2, p. 145). Dér. de habiter; suff. -at; cf. le lat. médiév. habitatus « domicile » (fin IXe s. ds CGL t. 2, p. 346, 17) et « action de demeurer » (1031 ds NIERM.). Fréq. abs. littér. : 109.

habitat [abita] n. m.
ÉTYM. 1808, Boiste; au sens mod., Cournat, 1861; de habiter.
1 Milieu géographique propre à la vie d'une espèce animale ou végétale. || L'habitat d'un animal, d'une plante. || La mer est l'habitat des phytozoaires, à de rares exceptions près.
1 Il faut distinguer l'habitat, qui définit les conditions habituelles de la vie des animaux, de la distribution géographique, qui définit la région du globe qu'ils habitent ordinairement, et de la station ou localité, qui est le point précis où des individus ont été trouvés.
Suivant leur habitat, les animaux sont halophiles ou marins, potamophiles (habitant l'eau douce), hygrophiles (habitant les lieux humides), ou enfin géophiles ou terrestres.
Rémy Perrier, in P. Poiré, Dict. des sciences, art. Habitat.
2 Pays où l'orge et le froment ont sans doute leur habitat d'origine.
Daniel-Rops, le Peuple de la Bible, I, I, p. 10.
2 (1907, in Rev. gén. des sc., no 3, p. 121). Mode d'organisation et de peuplement par l'homme du milieu où il vit. || Géographie de l'habitat. || Science de l'habitat. Ékistique. || Habitat rural, urbain. || Habitat dispersé, disséminé; habitat groupé. || Habitat sédentaire, nomade.
3 Parmi les facteurs déterminant l'habitat, les indigènes ont eu à tenir compte de la proximité des terres de culture, de la présence de l'eau et de la sécurité.
A. Bernard, in Vidal de la Blache, Géographie universelle, t. XI, p. 89.
4 Dans la géographie de l'habitat, il ne suffit pas de décrire les divers types de maisons, il faut expliquer à quels besoins répondent les divers dispositifs adoptés (…) L'habitat comprend non seulement le logis des hommes, où ils se mettent à l'abri des intempéries et en sécurité pendant les heures de repos, mais aussi toutes les constructions annexes où ils enferment leurs animaux domestiques, leurs récoltes, leurs réserves de fourrage et de semences, leur matériel de culture.
Demangeon et Perpillou, Géographie générale (cl. de 2e), XXVII.
4.1 Dans tous les groupes humains qui soient connus, l'habitat répond à une triple nécessité; celle de créer un milieu techniquement efficace, celle d'assurer un cadre au système social, celle de mettre de l'ordre, à partir d'un point, dans l'univers environnant.
A. Leroi-Gourhan, le Geste et la Parole, t. II, p. 150.
(1925, Roussel). Ensemble des conditions d'habitation, de logement. || Loi du 21 novembre 1940, relative à la restauration de l'habitat rural. || Amélioration de l'habitat.
5 (…) un fonds national d'amélioration de l'habitat est institué (Ord. 26 oct. 1945, art. 10). Ce fonds a pour objet de faciliter l'exécution des travaux de réparation, d'assainissement et d'amélioration des immeubles à usage principal d'habitation (…)
Dalloz, Nouveau répertoire de droit (1952), Habitation, no 9.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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